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TRUCHIS de VARENNES Pierre-Gabriel

Villefranche-sur-Mer, la citadelle

TRUCHIS de VARENNES Pierre-Gabriel

(Dole, 1858 – Dijon, 1925)

Villefranche-sur-Mer, la citadelle

Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite
50 x 73 cm
1883

Fils de Henri de Truchis de Varennes (1827-1891), officier de cavalerie, et de Marguerite Carrelet de Loisy (1836-1879), Pierre Gabriel de Truchis de Varennes nait le 19 août 1858 à Dole et est le frère d’Albéric de Truchis de Varennes (1861-1944), écrivain et historien français qui fut secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté.

Pierre de Truchis de Varennes est peintre, archéologue et historien de l’architecture. Ancien élève du collège des Jésuites à Dole (Jura) puis du petit séminaire d’Yzeure (Allier), il s’engage pour un an de service militaire conditionnel. Il est fait lieutenant en 1897. Parallèlement, il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Dijon puis de Paris (1880), où il est l’élève de Gérôme. Il présente quelques œuvres aux salons de 1882 puis de 1886 et 1887. Après trois voyages d’étude en Italie (1882-1884) puis en Espagne et au Maroc (1884-1885), il épouse en 1889 Eugénie Xaviéra Marguerite de Montillet de Grenaud (1866-1934), qui lui apporte en dot le château de Dracy-lès-Vitteaux (Côte-d’Or).
Il en commence aussitôt la restauration et la reconstruction en étroite coopération avec l’architecte dijonnais Aloys Oechslin (1858-1912) et dans le style néo-gothique. Spécialiste de l’art roman, notamment pour ce qui est des peintures murales, il est inspecteur divisionnaire de la Société Française d’Archéologie et présente plusieurs sites et bâtiments au Congrès archéologique en 1907.
Il prit par la suite de plus hautes responsabilités auprès de la Commission des antiquités du département de la Côte-d’Or et de la Société nationale des antiquaires de France.
Pierre Gabriel de Truchis de Varennes acheva sa carrière comme Directeur du musée du Trocadéro et décède à Dijon le 18 juin 1925.


La citadelle de Villefranche ou citadelle Saint-Elme, est un des premiers exemples de fortification bastillonnée en Europe. Le rôle e cette citadelle consiste à protéger et maitriser le port de Villefranche, alors possession du duché de Savoie.
Durant les conflits opposant la France à la Savoie, entre le 17ème et 18ème siècle, la place est attaquée à plusieurs reprises. En 1706, elle est épargnée de la destruction par un ordre de Louis XIV. Entre la fin du 17ème siècle et 1870, l’ouvrage n’a subi aucune transformation importante. La citadelle, devenue française, est classée en 1861. Son front de mer est réaménagé comme batterie de côte. Elle est conservée, par la suite, comme casernement.

Eugène Boudin réalisera la même composition identique en tous points à celle de Pierre Gabriel de Truchis de Varennes dix ans plus tard en 1892.

Sources : cths.fr

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